• jonathanperret74

Idées de recettes originales et faciles à faire dans une seule casserole ou popote. Et pouvant se cuisiner sur un réchaud de camping !


Voyage à vélo en Irlande : de l'herbe, de l'eau, c'est le moment de sortir l'équipement de bivouac

J'ai proposé un autre article sur les recettes de bivouac, et la nourriture en trek, ou lors d'expés avec une longue autonomie. Mais les contraintes sont assez différentes lors d'un voyage à vélo. On peut porter un peu plus lourd, donc utiliser par exemple des petites conserves. On se ravitaille souvent, mais dans de petites épiceries avec un choix limité. Tant pis pour l'exotisme, il faut revenir aux bases.


Au départ, en voyage, je cuisinais des pâtes ou du riz avec une demi soupe lyophilisée mais mes intestins ont demandé grâce, et l'atmosphère commençait à être pesante dans la tente au bout de plusieurs semaines de nourriture chimique.


Cuisiner des légumes ne demande pas beaucoup plus d'efforts et on se lasse beaucoup moins vite.

En plus de la popote de voyage, j'ai souvent un tupperware ou une boite en plastique. C'est pratique pour transporter des œufs ou des tomates, une salade ou réserver la sauce le temps de cuire les féculents.


Sommaire des recettes

Petit déjeuner

Déjeuner

Goûter

11 recettes pour le dîner

Cuisiner avec les plantes sauvages des bords de chemin

Pêche à pied


Voyage à vélo au maroc, mieux vaut s'organiser et prévoir quelques jours d'autonomie pour les repas
Petit déjeuner
  • Tartines de pain complet (plus nourrissant et qui se conserve souvent mieux)

  • Beurre de cacahuètes (il est moins gras que le beurre mais plus riche en protéines, et ne fond pas dans les sacoches)

  • Miel ou confiture

Pour différentes recettes pour faire son pain en voyage, c'est ici.


Et sinon

  • Muesli

  • Lait en poudre (il existe aussi du lait de coco en poudre, dans les épiceries asiatiques)


Préparer le voyage à vélo pour ne pas surcharger les sacoches
Déjeuner
  • Taboulé : semoule à couscous dans laquelle on a ajouté des légumes frais coupés en petits dés, des aromates (menthe), des raisins secs, du jus de citron (éventuellement) et l'assaisonnement. Une nuit dans un tupperware et la semoule est réhydratée.


  • Sandwiches : en plus du fromage, charcuterie, pâté (éventuellement végétal) ou tapenade, j'ajoute de fines tranches de concombre ou de chou rave. C'est facile de les transporter sans les abîmer.


  • Il m'est arrivé de faire des houmous « maison » en écrasant des pois chiches en boîte et en les assaisonnant avec aromates et jus de citron. Parfait avec du fromage frais à tartiner.


  • Salades : de tomates à l'huile d'olive et basilic, de concombre avec un yaourt, carottes râpées (oui, il faut prendre une petite râpe mais combien pèse-t-elle en proportion de tout le reste du matériel ?)


  • Œufs durs


  • En Norvège j'ai pédalé en mangeant tout les midis des galettes faites de farine de blé et de pommes de terre avec du fromage caramélisé (type brunost), et avec une banane en dessert. C'est spécial mais j'aime bien et j'avais l'impression d'avoir de l'énergie tout l'après-midi.


Goûter

Au bout de trois semaines environ j'ai l'impression d'avoir besoin de plus manger. Mes réserves doivent être à sec. J'attaque tout ce qui passe au goûter : Viennoiseries, brioches industrielles, paquets de muesli, … L'un des meilleurs rapports qualité/prix doit être le kouign amann ! Si vous êtes en Bretagne, profitez-en, à 500 calories les 100g c'est tout bon !


Pas besoin de prendre beaucoup de matériel pour cuisiner en voyage à vélo
Dîner

C'est là que ça se complique. En voyage à vélo les ravitaillements sont limités. Il faut faire avec les boites de conserve et les briques les plus communes.

Je ne prends que le minimum de nourriture, de quoi faire des repas jusqu'à la prochaine supérette. En France il est rare de faire une journée sans rencontrer un seul commerce ! Un fond de sac avec une portion de riz, quelques épices et de l'huile d'olive permettent de sauver une soirée où le ravitaillement était fermé ou introuvable.


En général je fais du camping sauvage, il n'y a que rarement un point d'eau potable. Je rempli donc une poche de 2 litres en fin de journée en plus de ma réserve d'eau de journée. C'est en général suffisant.


Pour les desserts, je fais en général assez simple : chocolat en tablette ou yaourt les jours de fête.


Et pour ne pas prendre tout une batterie de cuisine il faut imaginer des recettes où cuire féculents et sauce avec une seule casserole. Éventuellement une poêle …


Avec la disparition des fontaines publiques, c'est parfois une gageure de se ravitailler en eau lors d'un voyage à vélo. En France, reste une valeur sûre : les cimetières !

Mais voilà une série de 11 recettes de voyage qui permettent de s'en passer :


  • Pâtes au brocoli : les morceaux de brocolis sont mis dans l'eau froide, on laisse bouillir quelques minutes puis on cuit les pâtes dans la même eau. On assaisonne le bouillon, et on ajoute de l'huile d'olive. C'est simple et bon et on peut volontiers boire le bouillon au goût agréable pour se réhydrater.


  • Risotto champignons : faire revenir des champignons en boîte (ou frais bien sûr, si on en trouve) avec ail et oignons, ajouter le riz puis de l'eau (5 vol pour 1 vol de riz) et cuire à feu doux. Normalement le riz est cuit quand l'eau est absorbée. Ajouter du parmesan.


  • Pâtes au pesto : des pâtes, un pot de pesto, et hop !


  • Pâtes aux tomates séchées : des pâtes, un pot de tomates séchées conservées dans l'huile, et voilà. Le reste de l'huile viendra compléter votre stock d'huile d'olive qui commence à baisser.


  • Soupe de tomates aux pois chiches : on trouve cette recette vendue par les marchands ambulants au Maroc. En voyage il suffit d'ajouter des pois chiches en conserve à une soupe de tomate lyophilisée ou à une conserve de coulis de tomate assaisonnée. A manger éventuellement avec du pain.


  • Dal baht : adaptation du plat traditionnel Indien : faire rissoler des petits légumes avec du curry (si possible en pâte, meilleur qu'en poudre), puis ajouter et cuire le riz avec des lentilles corail. En fin de cuisson on ajoute une petite brique de lait de coco.


  • Fondue de poireau à la crème : émincer les poireaux, faire dorer de l'ail, ajouter les poireaux, couvrir et faire cuire quelques minutes. Ajouter du riz, de l'eau, laisser cuire et ajouter de la crème lorsque l'eau est absorbée.


  • Couscous : faire rissoler des légumes, des épices puis des pois chiches en boîte. Ajouter de l'eau et laisser cuire. En fin de cuisson, verser le bouillon sur de la semoule pour la réhydrater.


  • Polente : Cuire la semoule de maïs avec des petits légumes, éventuellement des raisins secs et ajouter du fromage en fin de cuisson. Si vous avez la possibilité de la manger le lendemain : faire refroidir (et du coup solidifier) la semoule dans un tupper pendant une nuit. La faire revenir dans une poêle avec du fromage râpé par dessus. Sympa aussi pour le pique-nique.


  • Carbonara : faire griller ail et oignons (éventuellement lardons), ajouter dela crème. Réserver dans un tupper. Cuire les pâtes. Mélanger pâtes et sauces en ajoutant un œuf cru et du fromage râpé, miam !


  • Chili : Faire revenir des oignons, réchauffer des haricots rouges en conserve avec une sauce tomate dans la même popote, réserver dans un tupper. Cuire du riz ou manger avec un paquet de tortillas du commerce.


Cuisiner les plantes sauvages comestibles en voyage à vélo. Ici, de la Berce.
Cuisiner avec les plantes sauvages des bords de chemin

Une bonne manière d'avoir des apports réguliers en produits frais est de cuisiner les plantes sauvages. Elles apportent vitamines et minéraux, voire du sucre, quelques graisses et protéines.


Attention à éviter les endroits « sales » : bords directs de route (métaux lourds), zones à pipi (d'humain ou de chiens), plantes souillées par un renard (échinococcose) ou par un troupeau (douve), …

Attention surtout à ne récolter et consommer que les plantes formellement identifiées.

Consommer quelques plantes avec des métaux lourds ne porte pas à conséquence sur du court terme, mais il suffit de confondre une seule fois oenanthe safranée et carotte sauvage pour finir d'urgence à l'hopital.


Sans être exhaustif, voilà des plantes facilement trouvables qui égaieront le repas du soir :


  • Les châtaignes, bonne source de glucides, facile et roboratif

  • Orties, sommités en soupe ou en légumes

  • Grande berce, feuille et gousses en légumes

  • Chénopode, feuilles en légume ou en salade

  • Blette maritime en légumes

  • Toutes les baies : mures, framboises, myrtilles, fraises des bois, …

  • Champignons faciles à reconnaître : cèpes, chanterelles, trompettes, coulemelles, rosés, …

  • Rumex, tiges en compote

  • Criste marine en condiment

  • Graines de cumin, de cerfeuil et de fenouil sauvage pour assaisonner

  • Aromatiques : matricaire, menthe, thym, romarin ... en tisane ou sur un plat


Recette originale pour un voyage à vélo en Bretagne, les moules !
Pêche à pied

  • Les coquillages : moules, coques, palourdes, facile de faire une belle récolte, il suffit d'un tupperware pour leur faire recracher le sable quelques heures dans l'eau.

  • Les poissons : n'étant pas un grand pêcheur, la quantité de poisson attrapé dépend beaucoup de la zone ...


Pour une fois la canne à pêche n'aura pas servi qu'à décorer. Deux repas en vue avec ce beau brochet.

  • jonathanperret74

Dernière mise à jour : 10 janv.

Ne laissez que vos empreintes, ne prenez que des photos !


Bivouac en montagne au bord d'un lac
Bivouac en Belledonne

Sommaire :

C'est quoi le bivouac ?

Quels sont les horaires autorisés pour le bivouac ? Quelle est la réglementation ?

Pourquoi cette règle ?

Comment préparer, quoi prendre dans son sac ?

Quels déchets peux-on laisser en montagne ?

Où installer son bivouac ? Quels sont les meilleurs spots ?

Astuces pour bivouac hivernal :

Comment faire à manger ? Trouver à boire de l'eau potable ?

Comment faire un feu de camp en limitant son impact ?

Comment faire la vaisselle en montagne ?

Comment se laver en pleine nature ?

Peut-on se baigner dans les lacs de montagne ?

Peut-on emmener son chien en bivouac ?


Camper dans la neige en hiver
Bivouac hivernal

Depuis la sortie du premier confinement, beaucoup de personnes ont eu besoin de retrouver de l'espace, de vivre des aventures, de goûter aux loisirs de pleine nature et à la randonnée en montagne. La mode du bushcraft et les photos sur les réseaux sociaux font oublier que la montagne est fragile, que l'on ne peut pas couper des arbres et camper partout.

Certains sites naturels où le bivouac étaient autorisés l'ont maintenant interdit en été ou pendant les périodes les plus fréquentées à cause d'une trop grande fréquentation et des impacts sur le milieu naturel. La Chartreuse, les lacs Achard et Longet en Belledonne, le lac Fourchu au Taillefer, les Hauts-Plateaux du Vercors, tous les sites proches de Grenoble ou de Lyon ont été marqués par le passage de nombreux visiteurs qui ne se rendaient pas compte de leur effet sur le milieu naturel.

Pour que le bivouac puisse continuer à être autorisé en France dans de nombreux endroits, voici quelques astuces et règles à respecter en s'installant pour la nuit :


Camping sauvage en montagne
Bivouac bien protégé du vent

C'est quoi le bivouac ?

- Dormir sans tente, à la belle étoile sur un sommet.

- Passer la nuit sous une bâche ou un « tarp » près d'un lac.

- Dormir en hamac dans la forêt après une randonnée.

- Faire du camping sauvage en montagne.

- Dormir en cabane non-gardée en alpage.

- Se fabriquer un igloo.


Quel est le meilleur endroit pour camper en montagne ?
Meilleur spot pour bivouaquer

Quels sont les horaires autorisés pour le bivouac ? Quelle est la réglementation ?

Beaucoup de parcs nationaux ou de communes tolèrent le bivouac du moment que l'abri n'est planté que de 19h à 7h du matin.

Appeler ou consulter le site internet de l'office du tourisme, la mairie, l'accueil du parc pour se tenir au courant des évolutions et consulter la carte des interdictions.

Pourquoi cette règle ?

Pour le paysage et ne pas gâcher la vue aux autres visiteurs.

Pour la nature : laisser la faune tranquille, limiter le piétinement et les dégradations (déchets, coupes de bois, ...)


Comment faire à manger en randonnée en montagne
Cuisiner en bivouac dans un igloo

Comment se préparer, quoi prendre dans son sac ?

- Une bâche pour se protéger de la pluie ou de l'humidité du sol.

- Un sur-sac de couchage étanche.

- Une tente ultra-légère ou un modèle d'une grande enseigne pas cher.

- Un réchaud, une popote, une frontale, une douche solaire … c'est en fonctions de vos habitudes, de la météo, du niveau de confort désiré.


Où peut-on faire du feu en montagne ?
Cuisiner sur un feu de camp

Quels déchets peut-on laisser en montagne ?

La 1ère des règles en montagne : on redescend tout ce que l'on a monté !

Autrement dit, on ne laisse aucun déchet derrière soi.

- Les plastiques, aluminium, capsules, bouteilles en verre, boîtes de conserve, … ça ne brûle pas dans un feu de camp.

- Les déchets verts (trognons de pomme, peaux de melon, coquilles d'oeufs et noyaux d'abricots) se compostent très mal en altitude et mettront plusieurs mois à disparaître.

- Les excréments ? Enterrez vos crottes et le papier, ou brûlez-le si vous ne risquez pas de mettre le feu à la forêt. Eloignez-vous des points d'eau pour ne pas les contaminer. Faites votre affaire loin du bivouac et des chemins, pensez aux suivants.


Camper en randonnée
Bivouac à l'abri du vent

Où installer son bivouac ? Quels sont les meilleurs spots ?

- Monter le camp à l'abri du vent, évitez les cols ou les sommets et les crêtes. Construisez un petit muret de neige à 1m50 de la tente côté du vent lors d'un bivouac hivernal.

- Éviter les creux, surtout s'il peut y avoir de l'orage ou de la pluie, ils se rempliraient d'eau. En plus ils gardent l'air froid.

- Choisir un terrain résistant : éviter les sols mous pour limiter les dégâts causés par le piétinement, les tourbières, la mousse, les fleurs protégées, …

- Etre légèrement à l'écart de l'eau, pour se protéger d'une trop forte rosée et pour ne pas souiller le cours d'eau.

- Eviter les zones pâturées, pour ne pas gêner le berger et éviter l'eau souillée.

- Sortir des zones trop connues, sur-fréquentées. Marcher un peu plus longtemps, chercher un coin original sur la carte IGN.

- Ne pas mettre le lieu en postant ses photo, pour ne pas dévoiler votre coin secret et le préserver des foules.


Comment filtrer l'eau en randonnée ?
Faire fondre la neige pour avoir de l'eau potable

Comment faire à manger ?

Trouver à boire de l'eau potable ?

- Eviter les feux de camp, pour ne pas laisser de terre brûlée, cuisinez sur un réchaud à gaz, à essence, à alcool ou à bois.

- Faire bouillir l'eau pour la purifier en cas de besoin. Sinon emporter un filtre à céramique ou des pastilles chlorées. En montagne il n'y a pas grand chose à redouter dans l'eau : la douve, un parasite du foie amenée par les troupeaux d'ovins, ou un animal qui serait mort en amont du cours d'eau.


Quelques recettes végétariennes, énergétiques et légères dans cet article.


Camper à l'abri de l'orage
Quel spot choisir pour camper en sécurité ?


Astuces pour bivouac hivernal :



- utiliser des ancres à neige au lieu des sardines (des sacs plastiques solides, des branches, des morceaux de panneaux de bois percés ou des couvercles de pot de confiture)

- bien ventiler la tente pour éviter la condensation qui gèle sur les parois de la tente

- brosser ses habits avant d'entrer dans la tente pour enlever la neige et le givre qui s'humidifieraient avec la chaleur

- utiliser un mélange de gaz spécial hiver ou un réchaud à essence, le butane sort très mal de la bouteille lorsque les températures sont négatives.

- ne pas gonfler son matelas avec sa bouche, utiliser un sac de gonflage pour éviter l'humidité dans le matelas qui gèlerait et créerait des ponts thermiques.

- uriner dans une bouteille pour éviter d'avoir à sortir de la tente, ça servira également de bouillotte.


Bivouac dans la neige face à l'Alpe d'Huez
Bivouac hivernal en amoureux non-loin du Lac Achard

Comment faire un feu de camp en limitant son impact ?

- Utiliser un espace déjà brûlé.

- Circonscrire une petite zone avec des pierres, éviter les grands feux de joie.

- S'installer dans un endroit où le feu ne se propagera pas.

- Faire son feu sur un support surélevé dans ce style.

- Choisir un lieu avec beaucoup de bois mort. Le bois vert brûle mal et en altitude, les arbres mettent des dizaines d'années à pousser. Et même le bois mort à de l'importance pour la biodiversité.

- Ne brûler que le bois indispensable à la cuisson.


Quelques recettes végétariennes à faire sur un feu de camp dans cet article.


Camper pendant un trek en montagne
Camper dans une tente-tipi

Comment faire la vaisselle en montagne ?

- Faire la vaisselle sans savon avec du sable ou de l'herbe.

- Sinon, emmener un savon solide ou un liquide vaisselle bio et bio-dégradable.

- Ne pas rincer directement dans le ruisseau ou le lac, les micro-organismes n'aiment pas le savon ou les huiles, même bio-dégradables. Emporter l'eau et rincer à 10m du point d'eau.

- Une douche solaire ou une poche à eau peuvent être utiles comme réservoir d'eau.

- Ne pas laisser les restes dans l'eau, ils se dégraderont très lentement.


Comment se laver en randonnée itinérante ?
Techniques pour se laver en pleine nature

Comment se laver en pleine nature ?

- Se laver sans savon ou au moins sans shampoing.

- Sinon, comme pour la vaisselle, privilégier les produits naturels, bio et bio-dégradables.

- Se savonner et se rincer à l'écart du point d'eau en s'arrosant avec une gourde ou sa popote pour ne pas polluer le ruisseau ou le lac.


Baignade autorisée dans les lacs de montagne
Se baigner dans les lacs de montagne

Peut-on se baigner dans les lacs de montagne ?

Se baigner implique de nombreuses perturbation (et certains sites comme le Lac Achard interdisent maintenant la baignade) :


- Brassage de la stratification thermique du lac (eau froide en bas, plus chaude en haut) et donc de son écosystème.

- Mise en suspension de vase : l'eau devient trouble et sombre, invivable pour certains organismes.

- Apports d'intrants chimiques : crème solaire, produits anti-moustiques, …


Toutes ces perturbations peuvent être presque négligeables dans des lacs isolés mais devenir un problème majeur sur les sites sur-fréquentés.


Emmener son chien en bivouac
Voyager et camper avec son chien

Peut-on emmener son chien en bivouac ?

- Vérifier si la réglementation le permet.

- Le tenir en laisse ou au moins sous contrôle strict pour éviter qu'il n'aille chasser, parfois les jeunes animaux sont invisibles juste au bord du chemin.

- Eviter de le faire nager (voir paragraphe précédent).

- Ne pas le laisser jouer dans les herbiers et roselières pour ne pas détruire les libellules, nids d'oiseaux, jeunes poissons, insectes divers qui en ont besoin pour se protéger et se développer.



Voilà, quelques règles simples de bon-sens qui permettent de ne pas laisser de traces de son passage et qui préservent la beauté des sites naturels.

Pas besoin d'hôtel insolite ou de camping 5 étoiles pour se faire plaisir, une nuit à la belle étoile en montagne est l'occasion d'une micro-aventure pour toute la famille.


Se laver et faire la vaisselle sans polluer l'eau
Ne pas polluer l'eau des torrents de montagne

  • jonathanperret74

Photographier les jonquilles et les oiseaux près de Grenoble, dans la station de ski de Chamrousse
Activités de printemps à Chamrousse : observer le réveil de la nature

Les crocus ont commencées à remplir l'espace laissé libre par les névés qui fondent, les jonquilles parent les versants ensoleillés de leur jaune éclatant et les premières gentianes printanières illuminent l’œil curieux de leur bleu métallique. Il est l'heure de partir randonner à la recherche des oiseaux de montagne à Chamrousse, une activité gratuite à partager en famille, tout près de Grenoble. C'est le grand réveil de la nature et les occasions de faire de belles photos seront nombreuses.

Crête des Ramettes depuis Chamrousse, balade en montagne au printemps.
Contraste marqué au printemps entre pentes exposées au soleil et à l'ombre. Au second plan, le Grand Colon et le massif de la Chartreuse au fond.

Dès la mi-février, les vacances ne sont pas finies que les premiers tussilages pointent le bout de leur pétales sur les talus, les venturons montagnards reviennent faire entendre leurs trilles dans l'air qui réchauffe doucement. Pas besoin d'aller très loin, on peut les observer depuis les rues de la station, le long des routes ou faisant de courts planés depuis le sommet des épicéas. Les accenteurs alpins commencent à délaisser les mangeoires pour monter en altitude, et n'y reviennent que pendant les chutes de neige tardives.

Activité nature près de Grenoble, à Chamrousse
Bourgeons de saule marsault ou saule des chèvres, localement appelés marsouses

Avant la fin-février, les saules marsault des endroits les plus exposés laissent apparaître leurs bourgeons couverts de poils soyeux. Il est l'heure de se mettre à chanter pour les grives musiciennes. Bientôt rejointes par les plus aventureux des rouge-queues si la neige ne vient pas couvrir de nouveau la végétation.

Observer et photographier les oiseaux de montagne en Isère
Le printemps à Chamrousse, encore de la neige mais des températures clémentes

Durant tout le mois de mars il n'est pas rare d'avoir de grosses chutes de neige (plusieurs dizaines de cm), elle transforme rapidement, la route se dégage dès que le soleil apparaît mais l'arrivée des oiseaux peut être retardée. Les casse-noix mouchetés vont commencer à se faire plus discrets et pensent à construire leurs nids.

Sortie nature près de Grenoble : apprendre à reconnaître le chant et le comportement des oiseaux de montagne
Accenteur mouchet chantant au sommet d'un pin à crochets au printemps à Chamrousse.

La 1ère quinzaine est propice à apprendre les chants d'oiseaux. Aux appels des mésanges noires, s'ajoutent le chants des mésanges boréales, charbonnières, bleues, et huppées, roitelets huppés, rouge-queues noirs. Les merles noirs, grives musiciennes et pinsons des arbres (rarement du Nord) sont bien établis aussi.

Sorties botaniques près de Grenoble, apprendre à reconnaître les fleurs de montagne
Cille à deux feuilles, belles fleurs du printemps en montagne


A partir de mi-mars, les primevères à grande fleurs sortent le long des talus ensoleillés, accompagnées par quelques crocus. Si la météo le permet les grenouilles rousses et les crapauds tentent une sortie dans les rues et dans les gouilles d'eau de l'Espace Naturel Sensible de la tourbière de l'Arselle. Les premières bergeronnettes grises arrivent dans les rues de Chamrousse.

habitat des merles à plastron, bruants jaunes, accenteurs mouchets, alouettes des champs, pipits spioncelles
Landes à bruyères et névés à proximité de Chamrousse

Combien d'espèces se cachent sur cette photo ? réponse : au moins 5, au printemps c'est l'habitat des merles à plastron (au bord des névés), des bruants jaunes et accenteurs mouchets (dans les conifères isolés), des alouettes des champs (sur l'alpage) et des pipits spioncelles (dans les buissons).


Avant la fin de mars, les névés qui fondent sur l'alpage. On voit les merles à plastron migrateurs rejoindre les quelques-uns qui ont trouvé refuge pour l'hiver en forêt parmi les grives litornes et draines. Depuis le sommet des épicéas, les accenteurs mouchets mêlent leur chant flûté, à celui plus lancinant des bruants jaunes. Les alouettes des champs animent les alpages encore enneigés alors que les pipits spioncelles parcourent les landes à bruyère.

Les rouge-queues maintenant nombreux crissent depuis le toit des bâtiments de la station survolés par les premières hirondelles de fenêtre en repérage. Elles ne resteront que si le temps se maintient au beau. Les talus se colorent du bleu des gentianes de Koch, du mauve étincelant des cilles à deux feuilles, et du violet des pensées sauvages. Dans les bourgeons des saules qui fleurissent on croisent quelques roitelets triple bandeau et les pouillots véloces se lancent dans leur refrain monotone.

Observation des tétras, éviter le dérangement, ne pas perturber, photographier de loin
Observation matinale des tétras, en restant bien à distance pour ne pas les déranger

Début avril, les mélèzes laissent timidement apparaître leurs toutes fraîches aiguilles et les tétras font résonner la cembraie de leurs roucoulements. C'est au tour des serins cinis de venir faire vibrer l'air de leur chant. Pendant que le lac de la Grenouillère dégèle, quelques bergeronnettes des ruisseaux viennent rendre visite aux nombreuses grenouilles et crapauds en train de pondre. Sur l'Espace Naturel Sensible de l'Arselle, la tourbière se gorge d'eau et accueille bergeronnettes printanières et amphibiens. Les tambourinements des pics épeiches et des pics noirs retentissent dans les forêts. Les chants des chouettes de Tengmalm et hulotte animent les nuits, tandis que les chevêchettes prennent le relai à l'aube et au crépuscule.

Observer et écouter le chant de la chouette chevêchette, nyctale de tengmalm, chouette huotte, gélinotte des bois.
Vieilles forêts de montagne, propices aux chouettes

Dans la fin du mois d'avril, si la météo est belle, les bourgeons rosés des mélèzes font leur apparition, gesces, vesces, céraistes, véroniques et myosotis envahissent les talus, les soldanelles montrent leur couronne violette en forêt. Les linottes mélodieuses viennent chanter sur l'alpage. C'est la montée en puissance de la verdure jusqu'à son explosion de début mai. Les tritons se rendent en masse vers les points d'eau pour se reproduire et le coucou fait résonner son chant au loin. Les vautours fauves commencent à explorer la montagne en surfant le long des crêtes et on se prend à rêver que nous sommes déjà en été.



Observer et photographier les oiseaux de montagne près de grenoble, en isère
Retour du froid en montagne au printemps !